Des voleurs sous haute protection

L’affaire COSTA

Jeannine TERRASSON se rend en SUISSE le 31 juillet 2005 pour savoir ce que sont devenus les fonds gérés par sa banquière Mme COSTA, dont elle n’a plus de nouvelles. Elle va s’apercevoir que cette personne, salariée de la banque Pictet à Genève, mais résidant en France, a clôturé son compte. En réalité elle l’a vidé à son profit grâce à des fausses écritures bancaires. Cette employé de banque modèle vole sa cliente en 2004 de plus d’un million d’euros en contrefaisant sa signature. Elle ne sera jamais inquiétée malgré des éléments accablants.

Une enquête a eu lieu à partir des informations de l’avocate de JT. Des auditions et des perquisitions ont lieu chez Mme C. et ses parents. Au domicile de ceux-ci les policiers ont trouvé des documents démontrant une volonté de spoliation, dont des brouillons écrits par le père de Mme C., essayant laborieusement d’imiter l’écriture de J.T. La justice est même en possession d’un faux testament rédigé par Me COSTA, qui n’attendait que la signature de J.T.

Un million d’Euros va donc être détourné de la banque Pictet, grâce à des faux bancaires. Le 6 mars 2004, (641) Mme C. rédige de sa main, au  nom de J.T., un ordre de virement la dépouillant de  tous ses avoirs, revêtu de sa signature contrefaite, ainsi intitulé :

« Je vous prie de bien vouloir clôturer le compte susmentionné au profit du compte N°… de Mme Costa et lui lègue la totalité des avoirs déposés sur ce compte ».

Le 8 mars 2004, cette employée modèle s’empresse, fortune faite, de démissionner de la banque Pictet qui l’emploie, et transfère son butin de son compte Pictet vers un autre compte ouvert à l’UBS:

« Je vous prie de bien vouloir transférer et boucler la totalité de mon portefeuille auprès de UBS Versoix en faveur de Mme C. 

Interrogée, Mme C. se perd dans de multiples mensonges et invraisemblances et déclare contre toute évidence que J.T. était parfaitement d’accord avec ces virements. Elle ajoute qu’elle a reversé sur cette somme 500.000 euros à son père « pour le dédommager d’avoir été mordu par le chien de Mme T. » Policiers et magistrats bordelais avaleront le bobard sans rire.

C’est ainsi que deux jours après avoir été saisi par le juge d’instruction du dossier TERRASSON, le 23 septembre 2010 le procureur lui répond par simple mail « J’ai l’honneur …de porter à votre connaissance que la procédure suivie contre X…devenu les époux COSTA-BUZZON du chef d’abus de confiance au préjudice de Mme J.TERRASSON a déterminé, à la date du 2 juin 2010, un classement sans suite motif 21 » Le motif 21 vise une infraction insuffisamment motivée !

En dépit de charges accablantes, le Parquet de Bordeaux, tout bien considéré, à quelques jours de la clôture de l’Instruction de l’affaire TERRASSON, referme dans sa grande sagesse ce dossier. On croit rêver! Le million d’Euros correspond à une simple gratification pour remercier une honnête employée de banque suisse. Quant au dédommagement de 500.000 Euros pour la morsure du chien, c’est un tarif normal du point de vue d’un procureur de la République, qui, saisi de distraction, oublie même d’informer les services fiscaux français de ce pactole non déclaré par Mme C.

Voila une enquête rondement menée et qui devrait faire date. Il n’est pas courant que policiers et magistrats s’associent si ingénument pour couvrir des malfaiteurs.

Le cas du poissonnier brocanteur Jean Marie TRASSY

• Ce commerçant du quartier de J.T., brocanteur reconverti dans la poissonnerie, est une des figures les plus intéressantes de ce dossier:

 • Il sera tout d’abord un des vecteurs de l’enquête policière qu’il oriente avec conviction, usant dans ses dépositions de termes tout droit sortis du dictionnaire de la PJ. Aux côtés de l’O.P.J. Patrick LAURENT, bras armé de l’instruction qui tentera de séduire une jeune femme en garde à vue, il devient  un auxiliaire zélé de la police. 

• Il sera ensuite un collaborateur précieux de la juge d’instruction, à qui il fournira par exemple toutes les photos des objets de valeur que la personne âgée détenait dans ses coffres bancaires. Ainsi que les photos des meubles et tableaux de J.T. de ses différentes propriétés. Toutes ces photos prises de sa propre initiative témoignent de son réel désintérêt à l’égard du patrimoine de sa cliente à la poissonnerie.

• Dès la nomination du tuteur, il s’en rapproche pour le conseiller sur l’ensemble du patrimoine de la personne âgée. Il prendra également tout naturellement l’attache de son notaire, chez lequel il accompagne à plusieurs reprises J.T., pour disposer de l’ensemble des relevés de ses terrains et immeubles.

• De façon à mieux protéger J.T. le brave homme s’installe chez elle et squatte le deuxième étage de son domicile que N.DUMONT trouvera dans un indescriptible désordre: de nombreuses caisses de porcelaines de valeur ont été vidées, ainsi que plusieurs écrins à bijoux. N.DUMONT apprendra de la bouche de J.T.que ce brave commerçant la menaçait d’empoisonner son chien si elle s’opposait à ses sympathiques agissements.

• La police, retrouvera chez lui une partie de ces porcelaines ainsi que des bijoux, sans penser à mal.

• Il mettra sous sa signature, en vente l’appartement de Biarritz de J.T en 2004, entrant directement en négociation avec l’agence immobilière, sans que cela ne trouble ses amis de la police ou les juges d’instruction.

• Quand il fera boire la personne âgée, au point de la plonger dans un coma éthylique de plusieurs jours dans lequel ses voisins la trouveront, dans sa propriété charentaise, les témoignages recueillis ne retiendront pas plus l’intérêt des magistrats. Il est vrai qu’il avait aussi squatté cette propriété, et qu’on ne touche pas à un saint homme.

Une réflexion au sujet de « Des voleurs sous haute protection »

  1. S’est-on interrogé sur les pratiques calomniatrices et intéressées, les basses manipulations de l’expert Régis Goumilloux ou ce monsieur est-il aussi inattaquable, infaillible et protégé ?

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