Pourquoi tant de haines ?

La juxtaposition de plusieurs règlements de comptes.

a)  Le premier conflit a mis aux prises en 2005 et 2006, F.X Bordeaux et l’administration des tutelles. La création d’une association destinée à recevoir les plaintes relatives à des abus de tutelle (plus d’une centaine en quelques mois), a préparé le terrain à une violente réaction, en particulier de la part de tous ceux qui font commerce du malheur des autres. Le lobbying  entrepris par FXB auprès de la présidence de la République, de deux magistrats au cœur de la réforme des tutelles (Laurence Pécaut-Rivolier et Thierry Fossier), puis du Médiateur de la République, Jean-Paul DELEVOYE accompagné d’un magistrat (Serge PETIT), pour aboutir à une évolution des lois régissant la gestion des majeurs protégés, a suscité de forts remous. En France on ne touche pas au monde des tutelles, et à tous ceux qui en profitent. La plainte déposée par le tuteur Rallion, probablement avec l’appui de magistrats qui se pensaient mis en cause, ont ouvert le dossier dans une ambiance de règlement de comptes.

b) Le second contentieux concerne également FXB, à un moment où il propose publiquement à Alain Juppé de faire de Bordeaux un laboratoire social. Cette ouverture politique soulève un violent tollé dans la frange des anciens chabanistes toujours présents dans la municipalité bordelaise. Ce groupe nourrit depuis longtemps une haine tenace envers FXB, considéré comme le « tombeur » de l’ancien premier ministre et le révélateur des nombreux scandales financiers qui avaient émaillé ses deux derniers mandats. A la tête de ce clan, se trouve le premier lieutenant d’Alain JUPPE. Maire par intérim, bien que se confondant en manifestations de fidélité et d’allégeance à son ancien patron, il s’efforce d’empêcher le retour d’Alain Juppé au poste de maire de Bordeaux au terme de son exil québecquois. Il s’agit aussi d’affaiblir les deux autres des co-mis en examen, ouvertement favorables à ce retour. L’occasion est belle de se débarrasser de trois personnages encombrants.

La traque pour les abattre relève de l’affaire de famille. Le Procureur de Bordeaux, l’homme qui va lancer l’affaire et lui donner tout son retentissement est le cousin du maire intérimaire. Des témoignages concordants font état de plusieurs déjeuners et dîners entre ces deux personnages avant et après les interpellations. Ce magistrat couvrira tous les dysfonctionnements de l’enquête.

L’action de la police judiciaire est directement pilotée de Paris au niveau de la direction générale de la Police nationale. Michel Gaudin, le directeur général, confiera à un journaliste parisien du Canard Enchainé fin 2009, que ce dossier est suivi par son adjoint, qui n’est autre, le monde est petit, que le fils du maire intérimaire.

« C’est la première fois que l’on nous demande d’agir comme cela en dehors des clous,  confie un policier visiblement perturbé pendant les gardes à vue. Les ordres viennent de très haut. » Et pour cause.

c)  Le troisième règlement de compte est d’ordre national. Il vise Alain Juppé dans le contexte de la confrontation entre sarkozystes et chiraquiens au moment de l’élection présidentielle de 2007. En lynchant avec le plein accord du cabinet du ministre de l’Intérieur, des proches du maire de Bordeaux, on contribuait à  neutraliser le « meilleur d’entre nous ». Alain Juppé le reconnaîtra en privé: « c’est moi qui étais visé », comme le rapporte aussi la journaliste Anne Cabana dans un livre récent. Contrairement à tous les usages, le maire de Bordeaux n’a pas été informé de ce qui se tramait contre ses collaborateurs. Comme l’ont reconnu des policiers, la P.J a attendu pour procéder aux interpellations que le maire parte en voyage en Asie. Les arrestations conduites avec fracas et publicité sont la signature d’une intervention dictée de Paris. En jargon de basse police on appelle cela un chantier, autrement dit une opération montée de toutes pièces visant à fracasser un adversaire.

La nature de ces enjeux, à la fois judiciaires et politiques, éclaire les conditions dans lesquelles l’enquête puis l’instruction ont été conduites, comme on l’a vu depuis, dans d’autres affaires sensibles, pilotées directement depuis le ministère de l’Intérieur.

Dans ce dossier comme dans d’autres, la police s’est transformée en service de presse très efficace. Le journal SUD-OUEST a été mis au cœur de l’opération en amont (45 jours avant), plusieurs journalistes l’ont eux mêmes reconnu. Elle a abreuvé ensuite tout au long des interrogatoires ces mêmes journalistes, d’informations vraies ou le plus souvent fausses, piétinant allègrement  le secret de l’instruction. L’adage selon lequel un bon procès médiatique ouvre un boulevard au judiciaire, s’est une fois de plus vérifié.

Le 2 juillet 2007, dans le jardin discret d’un hôtel particulier de la rue Turenne, J.F.LHERETE (un des co mis en examen sortant juste de détention provisoire) a déjeuné en présence d’un témoin, de façon impromptue, avec le plus proche collaborateur de l’ancien maire intérimaire. A cette occasion, il apprend la très grande proximité entre ce dernier et le procureur, ainsi que les liens de parenté qui les unissent. Ce proche collaborateur reconnaît également que les deux personnes ont beaucoup communiqué en amont et en aval de l’opération de police, qui avoue-t-il ciblait principalement F.X.BORDEAUX. Il montre une parfaite connaissance du dossier, pourtant couvert par le secret de l’instruction, et reconnait non sans cynisme qu’il sait que le dossier, selon ses termes, est vide.

Petit Pinochet

La transcription par la police de la communication n°1482 mérite un détour. Dans une conversation de plus de 5mn, F.X.BORDEAUX parle des candidats à l’élection présidentielle. La police résume cette conversation par un commentaire lapidaire : « FXB dit de Sarkozy que c’est un petit PINOCHET… ». En dehors du fait qu’il s’agit d’un commentaire et non d’une retranscription, cette écoute est illégale, parce que totalement extérieure au dossier. Elle va pourtant être reprise dans l’accusation. En février 2007, N.DUMONT comparait pour une demande de mise en liberté devant la chambre de l’instruction. Nous sommes en pleine campagne présidentielle. Le président de la chambre l’interroge sur les opinions politiques de FXB, et sur la portée de la formule « petit PINOCHET ». Cet aveu judiciaire démontre un sulfureux mélange des genres. L’écoute 1482 souligne l’intrusion du politique dans ce qui n’aurait du rester qu’une affaire de droit commun.

Une réflexion au sujet de « Pourquoi tant de haines ? »

  1. La justice des tutelles est completement dévoyée, à la solde de psychiatre menteurs et intrigants et de tuteurs voleurs, tout le monde le sait personne fait rien. Citoyen de France, tu as de petites couilles toutes molles.

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